Rénover sa boutique sans se ruiner, le choix gagnant

Une augmentation de 5 à 10 % de votre chiffre d’affaires, cela vous intéresse ? C’est ce que permet une rénovation ou une amélioration partielle de votre boutique. Car, en matière de design et de merchandising, la règle n’est pas celle du tout ou rien. Chaque changement a une influence sur la clientèle. Nos experts expliquent comment procéder.

refaire votre boutique
MERCHANDISING. La lingerie mercerie Veyrier, installée à Le Péage du Roussillon, en Isère, a bénéficié gratuitement des conseils de Béatrice Querette (agence Merchanfeeling). Quatre jours de travail pour remplacer les cartons par des meubles à tiroir (1 500 €), les étagères (au fond) par des visuels, ranger par couleur et trier les fournisseurs. Résultats : des clientes qui restent plus longtemps, un stock réduit, une meilleure marge et un CA préservé en pleine crise des gilets jaunes.

Des consommateurs qui dépensent moins pour leurs vêtements, une rude concurrence entre les points de vente, internet qui grignote des parts de marché et des gilets jaunes dans les rues… le contexte est difficile pour les détaillants ! Comment réagir ? L’une des possibilités consiste à travailler sur le principal outil de vente : le magasin. On pense alors très vite au « nouveau concept », capable de ramener la clientèle, redonner confiance aux équipes et faire parler de lui dans les magazines spécialisés. Bien sûr, « rénover sa boutique » en totalité est parfois très efficace. Mais ce n’est pas la seule voie. « Avant, les enseignes adoptaient un nouveau concept tous les cinq à sept ans et le déployaient ensuite dans tout leur réseau. Lorsque c’était fait, il était généralement temps de recommencer…. raconte Bertrand Esclasse, conseil en retail design. Aujourd’hui, elles n’ont plus les moyens de procéder ainsi, tout à leur investissement dans le digital. » Ce n’est d’ailleurs pas la seule raison : les concepts, à force d’être travaillés, sont aujourd’hui très aboutis.

Comme l’explique Jean-Philippe Chavatte, coprésident de l’agence Carré noir, « la conscience écologique des réseaux s’est développée : ils en ont assez de casser régulièrement ce qu’ils ont construit. » Du coup, ajoute-t-il, « on se donne le pouvoir de changer les choses sans tout changer. » Autrement dit : de ne rénover sa boutique que partiellement. Ce qui est valable pour des réseaux de plusieurs centaines de points de vente l’est aussi pour la boutique d’un indépendant, avec la même attente, in fine, d’obtenir une augmentation du chiffre d’affaires.

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