Le commerce de mode soutient 284 000 emplois en France
Avec 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires direct et près de 200 000 emplois, le commerce de mode reste un poids lourd de l’économie française. Une étude réalisée par Xerfi pour l’Alliance du Commerce estime même que son empreinte totale atteint 284 000 emplois et 92 milliards d’euros d’activité.

Malgré les difficultés rencontrées ces dernières années par les enseignes et les boutiques de mode indépendantes, le secteur continue de faire vivre une part importante de l’économie française. Derrière ces magasins de vêtements, de chaussures, de lingerie, d’accessoires, de maroquinerie… gravite tout un écosystème composé de fournisseurs, logisticiens, acteurs de l’immobilier commercial ou encore prestataires de services.
Une récente étude réalisée par Xerfi pour l’Alliance du Commerce permet de mesurer plus précisément ce poids. Le commerce de mode génère directement 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 200 000 emplois. En intégrant l’activité créée dans les autres secteurs et les emplois qui en découlent, son empreinte atteint même 92 milliards d’euros et 284 000 emplois en France.
Un poids important dans le commerce français
D’après les données de l’étude, le commerce de mode représente à lui seul 12 % de la valeur créée par l’ensemble du commerce de détail, hors automobile et carburants, ainsi que 11 % de ses salariés. Son poids apparaît encore plus nettement si l’on regarde uniquement le commerce non alimentaire, où il concentre 22 % de la valeur ajoutée et des effectifs.
Avec près de 200 000 emplois directs, le secteur reste l’un des grands pourvoyeurs d’emplois du commerce en France. L’Alliance du Commerce souligne même qu’il emploie davantage de personnes que plusieurs grandes industries françaises, comme l’automobile, et que les industries aéronautique, ferroviaire et navale réunies. Un poids d’autant plus important que le marché français de l’habillement et du textile a perdu autour de 20 % de sa valeur depuis 2008.
Une activité qui profite à de nombreux autres secteurs
Et ce poids ne s’arrête pas aux emplois directement créés dans les boutiques. D’après l’étude, le commerce de mode génère aussi 26 milliards d’euros de chiffre d’affaires indirect auprès de ses fournisseurs et prestataires, auxquels s’ajoutent 13 milliards d’euros liés notamment à la consommation des salariés et à la fiscalité. Au total, les 53 milliards d’euros réalisés directement par le secteur soutiennent ainsi 92 milliards d’euros d’activité dans l’économie française.
Cette activité se traduit également en emplois. Aux 198 510 emplois directs recensés par l’étude s’ajoutent 62 570 emplois indirects, notamment chez les fabricants, grossistes, logisticiens ou prestataires, ainsi que 23 010 emplois induits. Autrement dit, pour 100 euros dépensés dans le commerce de mode, près de 75 euros d’activité supplémentaire sont générés dans le reste de l’économie.

Un secteur fortement implanté dans les territoires
L’étude met également en avant le poids territorial du commerce de mode. Près de 80 % des magasins sont situés hors Île-de-France, tout comme 68,5 % des salariés et 65 % du chiffre d’affaires du secteur. Plus de 30 % des points de vente sont par ailleurs implantés dans des villes moyennes comptant entre 20 000 et 100 000 habitants.
Au-delà de leur propre activité, ces commerces participent donc à l’activité économique locale à travers les emplois qu’ils créent, les prestations qu’ils achètent et les flux qu’ils génèrent dans les centres-villes et les zones commerciales. Le secteur joue également un rôle dans l’insertion professionnelle. Deux embauches en CDI sur trois réalisées en 2025 concernaient des personnes auparavant en CDD, en apprentissage ou sans emploi, tandis que le commerce de mode a accueilli 12 000 apprentis. Une empreinte économique et sociale qui dépasse largement les seules ventes réalisées en magasin.
Un secteur fortement ancré dans les territoires
Cette empreinte économique se retrouve aussi très concrètement dans les territoires. L’Île-de-France concentre à elle seule une part importante de l’activité, avec environ 20 % des magasins, mais surtout 31,5 % des salariés et 35 % du chiffre d’affaires du secteur. Une concentration qui s’explique notamment par le poids de Paris et de sa région dans le commerce de mode, mais qui ne doit pas masquer l’importance du secteur dans le reste du pays.
Car l’essentiel du réseau de magasins se trouve justement hors Île-de-France. Près de 80 % des points de vente y sont implantés, tout comme 68,5 % des salariés et 65 % du chiffre d’affaires. Plus de 30 % des magasins sont par ailleurs installés dans des villes moyennes de 20 000 à 100 000 habitants. Dans ces territoires, les boutiques de mode participent ainsi pleinement à l’activité des centres-villes et des zones commerciales, tout en faisant travailler de nombreux acteurs locaux autour d’elles.
Le secteur joue enfin un rôle important en matière d’emploi et d’insertion professionnelle. Il a accueilli 12 000 apprentis et, en 2025, deux embauches en CDI sur trois concernaient des personnes auparavant en CDD, en apprentissage ou sans emploi. Autant de données qui rappellent que, malgré les difficultés rencontrées ces dernières années, le commerce de mode reste profondément implanté dans les territoires et continue de faire vivre une large partie de l’économie française.

