Soldes d’été : la semaine supplémentaire n’aura pas suffi à relancer l’activité
Prolongés exceptionnellement jusqu’au 28 juillet en raison de la canicule, les soldes d’été s’achèvent sur un bilan décevant. La baisse de fréquentation a particulièrement pénalisé les détaillants indépendants.

Initialement programmés jusqu’au 21 juillet, les soldes d’été ont finalement été prolongés d’une semaine afin de tenter de compenser un démarrage fortement perturbé par le premier épisode de canicule, survenu à la mi-juin. Mais ce délai supplémentaire n’a visiblement pas permis aux commerçants de rattraper le retard accumulé.
Selon le bilan des quatre premières semaines réalisé par l’Institut français de la mode, l’activité des distributeurs de mode a reculé de 1,3 % en valeur par rapport à la même période en 2025. Dans le même temps, 60 % des entreprises interrogées ont constaté une diminution de leur fréquentation.
Un démarrage manqué difficile à rattraper
D’après le bilan de l’IFM, au cours de la seule première semaine, le chiffre d’affaires en magasin des enseignes d’habillement reculait de 7 %, tandis que la fréquentation diminuait de 7,7 %. Dès le premier jour de l’opération, l’activité avait même chuté de 14 % par rapport à la même période en 2025.
Un démarrage particulièrement problématique, alors que les premiers jours donnent généralement le ton pour l’ensemble de la période. « Comme au cinéma pour la sortie des films, ce qui compte, c’est le démarrage, la première semaine des soldes », rappelle en effet Gildas Minvielle, directeur de l’Observatoire économique de l’IFM. Un départ manqué que la semaine supplémentaire n’a visiblement pas suffi à compenser.
Les indépendants confrontés à une concurrence permanente sur les prix
Toutes les formes de commerce n’ont pas été affectées de la même manière. Les grands magasins, souvent climatisés et situés dans de grands espaces commerciaux, ont mieux résisté. À l’inverse, les commerces implantés dans les centres-villes et les rues commerçantes ont davantage souffert de la baisse des déplacements provoquée par la chaleur.
Au-delà de la météo, ce bilan confirme également une évolution plus profonde. Promotions régulières, ventes privées, seconde main et enseignes d’ultra fast-fashion permettent désormais aux consommateurs de trouver des prix bas toute l’année. Pour les indépendants, les soldes ne constituent donc plus systématiquement le rendez-vous commercial incontournable qu’ils représentaient autrefois.
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Les grands magasins ont mieux résisté
Tous les circuits de distribution n’ont toutefois pas été touchés avec la même intensité. Selon l’IFM, les grands magasins sont les seuls à avoir véritablement résisté, avec des ventes restées stables ou en progression, jusqu’à 5 % pour certains d’entre eux.
À l’inverse, tous les autres circuits de distribution ont enregistré une baisse de leur activité. Les commerces de centre-ville et les enseignes de milieu de gamme ont particulièrement souffert, dans un contexte déjà fragilisé par la baisse du pouvoir d’achat et une concurrence de plus en plus forte sur les prix. Les détaillants indépendants ont eux aussi été particulièrement touchés, avec une activité qui s’annonce une nouvelle fois en recul, dans la continuité des premiers mois de l’année.
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À ce stade, aucun véritable rebond ne se dessine encore pour la saison estivale. Les prochaines semaines, traditionnellement plus favorables dans les zones touristiques, pourraient toutefois permettre à certains commerçants de limiter la baisse et d’écouler une partie de leurs stocks avant la rentrée.

