Détaillants, comment sélectionner votre meilleure offre ?

Pléthores d’offres en ligne, fast fashion globalisée, comment faire face à une concurrence toujours plus agressive ? Des détaillants multimarques passionnés nous livrent leurs secrets pour une offre qui sait trouver sa clientèle et la fidéliser.

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Les salons sont indispensables pour les détaillants, pour suivre les tendances, rencontrer les gens, toucher les matières et apprécier le rendu. Ici au Who’s Next.

Ils ne passent plus forcément par les salons, même si pour certains concept stores ces rendez-vous professionnels restent le lieu incontournable pour dénicher les petites marques créatives qui vont coller à leur univers et faire la différence. Souvent bien installés dans leur environnement, les belles boutiques françaises préfèrent passer leur commande dans l’ambiance plus feutrée des showrooms des marques avec lesquelles elles ont, au fil du temps, tissé une bonne complicité. Rien de vraiment nouveau ? Pour Sandy Bontout, experte en Retail online et offline et professeur de Business of Fashion à l’IFA, la tendance future (et disruptive) d’achat de mode suivra le chemin des nouvelles façons de consommer les produits d’alimentation : « Comme les magasins Au bout du Champ que l’on voit fleurir dans les quartiers, on se rapproche d’une consommation plus raisonnée de la mode, avec pourquoi pas des coopératives d’achat. En tout cas, plus de proximité. » Visionnaire ? Pourtant, la piste des groupements d’achat existe déjà, avec des garanties que l’on n’a pas lorsque l’on achète seul. À l’image de ce que propose ANWR Garant pour la chaussure. Alors, s’ils ne se rendent que peu – ou plus du tout – sur les salons, comment les détaillants multimarques et acheteurs en tout genre dénichent-ils les nouveaux créateurs ? Leur sésame tient en un seul mot : Instagram. Le réseau qui monte, qui monte, recense plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde, et vient de lancer IGTV, un service de vidéo, concurrent direct de Youtube. Plébiscité comme le réseau social numéro 1 pour tous les métiers créatifs, Instagram serait-il le nouveau chemin vers le Graal ?

Les salons ne sont plus indispensables pour tous les détaillants…

À Nice, Monsieur Tabet, gérant avec son épouse Anita de 3 boutiques (Movida, Lui-Jo…) reconnaît une désaffection pour les salons parisiens : « Avant je faisais mes achats à Paris, où je ne me rends plus du tout. » Désormais, il préfère se déplacer directement dans les showrooms, tout en s’offrant la visite du salon White à Milan ou du Pitti Uomo à Florence, incontournable pour sentir les tendances pour l’homme. Chez eux, une clientèle avertie vient chercher une mode glamour, au luxe abordable. Pour l’homme, des costumes de belle facture de marques italiennes (Paolo Pecora) ou belge (Dirk Bikkembergs). Sans oublier les robes du soir pour des clientes qui ont, par ailleurs, leurs habitudes chez Dior ou Balenciaga et qui trouvent chez Elisabetta Franchi, Juicy Couture, Liu Jo, Mangano, de quoi s’adonner au shopping sans faire flamber leur carte Visa plus que de raison.

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