Peut-on encore vendre sans promotions ?

Dans un contexte de crise endémique, remises et autres promotions sont devenues l’ultime levier de croissance d’un marché atone. Sont-elles pour autant une fatalité pour les détaillants indépendants dont les marges sont limitées ?

En perte de pouvoir d’achat et refroidi par des perspectives économiques inquiétantes, le consommateur français a sensiblement réduit ses dépenses vestimentaires depuis plusieurs saisons. Mais sous la pression du phénomène sociétal massif qu’est devenue la mode et sous le charme de sa démocratisation, il ne peut se résoudre à la privation, synonyme de frustration et de déclassement social. Face à cet état d’esprit, les marques jouent la carte du prix pour tenter le chaland, sans qu’il culpabilise pour autant. Et afin d’exhiber un peu plus cet argument, elles pratiquent régulièrement des remises alléchantes, auxquelles le client ne peut que succomber. En pleine saison, alors que les besoins des consommateurs sont à leur apogée, les chaînes mais aussi les grands magasins affichent des réductions substantielles. Sans parler d’internet où certains sites affichent des prix cassés à longueur d’année. Au rayon féminin, plusieurs récentes estimation montrent que près d’un vêtement sur deux est vendu au rabais et, toutes branches confondues, le textile réalise aujourd’hui aux alentours de 40% de son chiffre d’affaires en promotion, contre 25% en 2000.

Si les promotions apparaissent ainsi d’un certain point comme inéluctables, comment les rendre compatibles avec les contraintes et l’esprit du commerce traditionnel ? Éléments de réponses à une question qui divise.

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